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Radiogoniométrie
dans l'espace et au sol
(informations provenant de F9KT)
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Caractéristique
des balises de détresse d'aéronefs : signaux
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La plupart
des avions civils sont équipés d'une balise de détresse alimentée
automatiquement en cas de chute au sol. La puissance de sortie est
faible (75 à 250 mW), ce qui limite généralement l'écoute dans un
rayon de 160 km maximum. Dans certains cas, la portée peut être
réduite à moins de 2 km.
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Ces balises émettrices sont appelées
officiellement "ELT" (Emergency Locator Transmitter), ou
parfois radiophares de sauvetage, balise de chute accidentelle
d'aéronef, ou encore "émetteur-bitter".
Les ELT travaillent
sur 2 fréquences : en VHF sur 121,5 MHz pour les aéronefs civils et en
UHF sur 243 MHz pour les aéronefs militaires. |
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Certains bateaux sont
aussi équipés sur 121,5 MHz et prennent le nom de "EPIRB"
(radiobalise de position de détresse). Toutes ces balises ont une
modulation distincte, généralement en diminution de tonalité de
modulation à raison de 2 à 4 modulations décroissantes par
seconde.
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Problème
de la localisation des radiobalises
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Cette question
comporte 3 volets:
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| 1 |
Trouver un
point d'où le signal peut être entendu
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| 2 |
Etablir une
direction ou une position de la cible par triangulation
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| 3 |
Accéder à
la cible |
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L'exécution
de ces missions peut varier considérablement d'un cas à l'autre. Sur
un aéroport, il suffira de prendre un gisement balise en extérieur et
d'aborder les lieux du sinistre. Une grande majorité de recherches de
balises sont dues à un déclenchement intempestif. |
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Dans des
conditions idéales, |
| 1 |
le
signal de la balise rayonne dans toutes les directions
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| 2 |
est
"en vue" du récepteur gonio |
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La première
caractéristique signifie que la puissance du signal reçu augmente avec
l'approche de la balise, quel que soit l'axe d'approche. Les diagrammes
de détection utilisent ce principe et donnent de bons résultats dans
de nombreux cas. Malheureusement, le rayonnement omnidirectionnel
régulier est souvent perturbé dans les cas de détresse, ce qui
ralentit la procédure de recherche. Celle-ci dépendra des moyens
techniques. |
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La seconde
caractéristique signifie que la direction de l'émetteur-balise est
celle déterminée par goniométrie, selon ce même principe gonio. Nous
utilisons constamment ce principe avec la lumière : une source
lumineuse jaillissant dans une pièce obscure nous permet de localiser
rapidement la direction de la source. Il existe deux différences
essentielles entre la localisation optique et la localisation radio : |
| 1 |
Nous avons
appris toute notre vie à nous défier des illusions et réflexions
lumineuses
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| 2 |
L'œil a
une possibilité d'appréciation des objets très supérieure à la
possibilité de localisation d'une antenne gonio
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Une
antenne-cadre radio de sensibilité équivalente à celle de l'œil
devrait mesurer des kilomètres et serait difficilement portable. Le
fait d'utiliser des antennes directionnelles de petites dimensions
explique la difficulté de la localisation. |
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Pour
rechercher une balise de détresse émettant faiblement ses
signaux, il est nécessaire de déterminer des points
d'écoute dégagés et de tenir compte des réflexions de
signaux sur les obstacles naturels. Si la réflexion se
produit près de l'émission ELT, elle introduira une erreur
moyenne dans la direction trouvée. Mais s'il existe une ou
plusieurs réflexions des signaux près du récepteur gonio,
le résultat des recherches peut être entaché d'erreurs
très importantes. Les "objets réfléchissants"
placés près de l'émetteur radio ELT affectent la
distribution ou la directivité du signal tandis que ceux
placés près du récepteur gonio risquent de bloquer la
réception ou d'introduire de fortes erreurs de direction du
signal.
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Dans les
différents cas de recherche gonio, il devra être tenu compte, non
seulement de la nature des surfaces réfléchissantes, mais aussi du
fait que le niveau de l'onde réfléchie dépend de l'angle de
réflexion et de la distance réflecteur-récepteur.
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Résumé des
règles de base pour la recherche au sol :
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1 |
Utiliser
une information de direction provenant si possible d'un satellite ou
d'un avion afin de délimiter la zone probable de recherche.
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| 2 |
Se diriger
vers les points hauts dans la zone de recherche. Faire le tour des
sommets de collines et vérifier depuis tous les bords et versants
accessibles.
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| 3 |
Prendre de
nombreux relèvements le long d'une ligne définie
perpendiculairement à la direction des signaux et faire la moyenne
des résultats.
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| 4 |
Ecouter en
se déplaçant en territoire profond : s'arrêter et prendre des
relèvements complémentaires si le signal est reçu.
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| 5 |
Essayer de
localiser la cible à partir des points hauts avant de tenter une
recherche détaillée.
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| 6 |
Noter la
qualité des relèvements et la nature du terrain environant de
toute position permettant la réévaluation des données utilisées
jusqu'à présent.
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| 7 |
Demander
l'assistance des organismes mis en alerte (gendarmes, pompiers,
etc...) et des particuliers pour les autorisation d'accès.
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| 8 |
Organiser
la structure radio pour obtenir en priorité la triangulation de
base initiale.
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